JO Paris 2024, le développement durable et l’équitation

Ce qui était un secret de Polichinelle est désormais officiel : la ville de Paris accueillera les Jeux Olympiques et Paralympiques en 2024 pour la troisième fois de son histoire (1900 et 1924) ! Pour les amateurs de signes prémonitoires et numéros fétiches, doit-on prévoir les prochains pour 2124 ?
Retour sur cette candidature et la vision de Jeux durables voulue par le Comité International Olympique, le respect de l’environnement étant depuis 2004 le 3ème pilier de l’olympisme avec la culture et le sport !
Cinq villes déposent officiellement leur candidature à l’organisation des JO 2024 mais seules deux, Paris et Los Angeles, restent en lice :
– Rome se retire de la compétition pour des raisons économiques.
– Hambourg retire officiellement sa candidature suite à la décision de la population par référendum.
– Enfin, Budapest décide d’abandonner sur la dernière ligne droite, en février 2017.
Ces villes doivent suivre une procédure se déroulant en trois étapes de septembre 2015 à septembre 2017 :
– 1° volet : « Vision, concept des Jeux et stratégie » ;
– 2° volet : « Gouvernance, aspects juridiques et financement des sites » ;
– 3° volet : « Livraison des Jeux, expérience et héritage en termes de sites olympiques ».

Dans le cadre de son Agenda Olympique 2020, le Comité International Olympique a souhaité accompagner les candidatures des villes et s’assurer qu’elles véhiculent des valeurs fondamentales fortes, d’éthique, de transparence et de développement durable ; valeurs respectueuses des citoyens et de l’environnement.
“LE RÔLE DU CIO EST … D’ENCOURAGER ET DE SOUTENIR UNE APPROCHE RESPONSABLE DES PROBLÈMES D’ENVIRONNEMENT, DE PROMOUVOIR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE DANS LE SPORT ET D’EXIGER QUE LES JEUX OLYMPIQUES SOIENT ORGANISÉS EN CONSÉQUENCE…”
Concrètement, qu’est-ce que cela signifie et d’où vient cette notion de développement durable ?
Elle est apparue dans le rapport Brundtland, publication officiellement intitulée « Our Common Future », rédigée en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement de l’Organisation des Nations Unies :
« LE DEVELOPPEMENT DURABLE EST UN DEVELOPPEMENT QUI REPOND AUX BESOINS DU PRESENT SANS COMPROMETTRE LA CAPACITE DES GENERATIONS FUTURES DE REPONDRE AUX LEURS »

Le sport est intrinsèquement fédérateur, il favorise l’ouverture au monde, les échanges sociaux et le respect de l’autre en créant une véritable émulation collective autour d’un événement qui se doit de transcender les différences. Les sportifs sont une source d’inspiration forte, ils ont ainsi le pouvoir de faire changer les comportements de leurs fans. Le sport représente aussi un formidable outil de promotion du développement durable : protection de l’environnement, gestion de l’eau, de l’énergie et des déchets, approvisionnements éthiques et maîtrisés.
Le bénéfice que représente l’organisation des Jeux Olympiques pour une ville doit donc s’inscrire dans la durée.
Sydney, qui a accueilli les JO de 2000, détenait la médaille des « Jeux les plus verts ». Son village olympique fonctionnait entièrement à l’énergie solaire, la plus grande installation au monde de l’époque.
Londres, en 2012, s’était fixée comme objectif de s’emparer du titre avec un focus sur la gestion des déchets et notamment la mise en place très en amont de process pour qu’aucun déchet ne finisse en décharge ! Ainsi, il était imposé à toutes les échoppes de restauration sur le site olympique de n’utiliser que des assiettes, verres, couverts et packaging compostables, les contenants des boissons devaient être fabriqués en PET pour que les bouteilles puissent ensuite être dirigées vers une usine située à proximité, spécialisée dans le recyclage en boucle fermée « de la bouteille à la bouteille ».
Le CIO s’intéresse à la réduction de l’empreinte carbone, à la pérennité des infrastructures, à la gestion des déchets alimentaires, mais qu’en est-il des équipements utilisés par les athlètes, et plus particulièrement pour l’équitation ? Panoplies officielles des équipes nationales, T-shirts, chaussures, couvertures, serviettes, textiles en tout genre… l’éco-responsabilité et les valeurs de développement durable sont-elles également prises en compte pour ces articles ?

Dans son Agenda Olympique 2020, le CIO affirme une volonté de faire appel à des chaînes d’approvisionnement éthiques. Le développement durable passe donc par des achats maîtrisés et une consommation responsable ou comme le souligne si bien le motto de Tacante : « des produits durables pour des cavaliers responsables ».
Maintenant que Paris est officiellement lauréate, c’est à nous de nous mobiliser !
Quelles que soient les instances : Comité Olympique, villes, Fédérations, athlètes, fournisseurs et prestataires, nous sommes tous concernés en tant qu’êtres humains ! Alors à chacun son petit geste pour la planète !

Go go go pour Paris 2024 !
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Delphine

By Delphine

Le développement durable c'est mon dada et je suis heureuse de partager avec vous mes inspirations éco-responsables pour faire de l'équitation un sport plus respectueux de l'environnement !

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